DIALOGUE AUX ENFERS : MACHIAVEL – MONTESQUIEU (au Poche-Montparnasse)

DIALOGUE AUX ENFERS : MACHIAVEL – MONTESQUIEU Avec Pierre SANTINI et Hervé BRIAUX DE MAURICE JOLY MISE EN SCÈNE MARCEL BLUWAL Montesquieu, homme du droit, défenseur des institutions démocratiques et Machiavel, liberticide notoire qui assure le triomphe de la force se retrouvent aux enfers. Ils échangent sur la politique, le pouvoir, l’idéal démocratique, l’opinion et l’âme humaine. Marcel Bluwal signe son retour au théâtre par l’adaptation et la mise en scène du Dialogue aux enfers de Maurice Joly, texte culte dont l’actualité étonnera. Superbe d’intelligence et de finesse. Jubilatoire ! LE FIGARO Glaçant et lumineux. Servi par deux superbes voix. L’EXPRESS Une captivante prestation de haut vol. FROGGYDELIGHT Stupéfiant d’actualité. Deux acteurs remarquables....

LE TOUR DU THEATRE EN 80 MINUTES (Poche-Montparnasse)

Que se passe-t-il dans la tête d’un comédien, du maquillage aux rappels en passant par les trois coups, l’entrée en scène, les grandes tirades et… le trou de mémoire ? À partir des définitions contenues dans son Dictionnaire amoureux du Théâtre (Plon) et d’une trentaine d’années de pratique du théâtre, Christophe Barbier tente de répondre à ces questions, en s’appuyant sur des extraits de grandes pièces qui parlent de l’art...

LA REVOLTE (au Poche-Montparnasse)

DE AUGUSTE DE VILLIERS DE L’ISLE-ADAM MISE EN SCÈNE CHARLES TORDJMAN Paris 1870, l’heureux banquier Félix converse sur les bilans et investissements du jour avec sa femme Élisabeth. On décidera d’expulser des locataires qui ne peuvent payer leur loyer et d’aller bientôt au théâtre pour se distraire. On se fera des éloges sur la fortune triplée de Félix par les soins d’Élisabeth. Soudain, Élisabeth, le visage pâle et glacé, annonce à Félix qu’elle s’en va. Qu’elle le quitte pour toujours. Après avoir fait les comptes de sa vie, Élisabeth disparaît dans les ténèbres, laissant leur petite fille qui dort, face à la stupeur de Félix qui s’affaisse et s’évanouit… Un sommet de l’art théâtral aussi jubilatoire que terrible. LE FIGARO Magnifique. Julie-Marie Parmentier est miraculeuse. FIGAROSCOPE...

LE SOUPER (Daniel Mesguish, William Mesguish) au Poche Montparnasse

DE JEAN-CLAUDE BRISVILLE MISE EN SCÈNE DANIEL ET WILLIAM MESGUICH Après la défaite de Waterloo et l’exil de Napoléon, Wellington et les troupes coalisées sont dans Paris. La révolte gronde. Qui va gouverner le pays ? Le 6 juillet 1815 au soir, les « faiseurs de rois » Fouché et Talleyrand se retrouvent lors d’un souper pour décider du régime à donner à la France. Si le premier souhaite une république, le second envisage le retour des Bourbons. Aucun des deux ne peut agir sans l’autre. Commence alors une négociation entre deux hommes puissants qui se détestent mais que les circonstances historiques condamnent à s’entendre. Aujourd’hui, comme ils l’ont fait avec bonheur pour L’Entretien de Mr Descartes avec Pascal le jeune, c’est encore avec William Mesguich que Daniel Mesguich s’apprête à jouer Le Souper, lui-même dans le rôle de Talleyrand et William dans celui de Fouché. Outre le bonheur des répliques, l’écriture serrée de Jean-Claude Brisville, qui est une manière de triomphe de la langue française, c’est à l’axe politique qu’il s’agit aujourd’hui de faire prendre de singulières résonances : il va falloir aux deux hommes créer de toutes pièces, et dans un temps record (le peuple gronde aux fenêtres et ne leur laisse, disent-il, que deux heures), rien moins qu’un gouvernement pour la France. République et Monarchie s’opposent ici sans merci dans un bain de fourbe diplomatie, spirituelle et cynique, qui est peut-être à l’aube de toute...

LE BOEUF SUR LE TOIT – Philippe Tesson et sa troupe cabaret Cocteau (Théâtre Poche Montparnasse – Paris)

intégrale de 2h45 à partir de 2 représentations LES ANNÉES COCTEAU CABARET LITTÉRAIRE ET MUSICAL CONÇU ET ANIMÉ PAR PHILIPPE TESSON Dans l’ambiance d’un cabaret des années 1920, une évocation du légendaire Bœuf sur le Toit à l’époque où Jean Cocteau l’animait. Quatre chanteuses, trois pianistes et un poète le font revivre sur des airs de Gershwin, Cole Porter, Poulenc, Satie, Kurt Weill etc… Du jazz, de l’élégance, de la poésie. Un bonheur. Le Bœuf sur le toit n’est pas un texte. C’est seulement un cabaret qui fut particulièrement célèbre dans les années1922-1924, période pendant laquelle Cocteau fut son animateur, et dont nous avons eu l’idée de raconter l’histoire en l’illustrant d’intermèdes musicaux et littéraires. C’est ainsi que fonctionnait cet établissement. Ce spectacle, ce sont ces intermèdes qui le constituent : des chants, des partitions musicales et des poèmes. Ils sont d’une grande variété et d’une belle qualité. Le récit ne sert que de guide. Les acteurs, au nombre de sept, sont des pianistes et des chanteuses. C’est ainsi qu’on faisait au Bœuf. On n’est pas au théâtre, au sens propre du mot, mais on est au spectacle, entre quatre murs. On est donc au cabaret. Avec Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Max Jacob, Paul Morand, Aragon, Maurice Sachs, François Mauriac, Jacques Maritain, Joseph Kessel, Jean Hugo, André Gide… Musique de Francis Poulenc, Georges Auric, Erik Satie, Darius Milhaud, Igor Stravinsky, Arthur Honegger, Maurice Ravel, Wiener et Doucet, George Gershwin, Kurt...

ETAT DE SIEGE (en tournée)

La Peste incarnée par un jeune opportuniste accompagné de sa secrétaire, surgit dans un pays où rien ne bouge. Elle prend le pouvoir et met en place un régime totalitaire. Mais elle se trouve rapidement confrontée à une résistance insolente, celle d’un homme, seul, révolté. Camus écrit ici une farce satirique, sorte de tragédie-bouffe, qui n’est pas sans rappeler les frasques de l’Ubu roi de Jarry. Le ton burlesque étonne chez l’écrivain plus familier du genre sérieux et du « souci du réel ». Sous le visage de l’homme de raison apparaît ici celui de l’homme de théâtre aux élans romantiques et farcesques, resté fidèle à ses premières amours pour le théâtre. D’ALBERT CAMUS Mise en scène de Charlotte Rondelez Charlotte Rondelez, d’un geste décidé, taille dans le vif du texte et transpose le jeu avec une audace que ne renieraient pas les auteurs (…) C’est mené tambour battant, avec franchise et finesse devant un public qui écoute attentivement cette méditation à haute combustion. » Le Figaro, Armelle...