LA REVOLTE (au Poche-Montparnasse)

DE AUGUSTE DE VILLIERS DE L’ISLE-ADAM MISE EN SCÈNE CHARLES TORDJMAN Paris 1870, l’heureux banquier Félix converse sur les bilans et investissements du jour avec sa femme Élisabeth. On décidera d’expulser des locataires qui ne peuvent payer leur loyer et d’aller bientôt au théâtre pour se distraire. On se fera des éloges sur la fortune triplée de Félix par les soins d’Élisabeth. Soudain, Élisabeth, le visage pâle et glacé, annonce à Félix qu’elle s’en va. Qu’elle le quitte pour toujours. Après avoir fait les comptes de sa vie, Élisabeth disparaît dans les ténèbres, laissant leur petite fille qui dort, face à la stupeur de Félix qui s’affaisse et s’évanouit… Un sommet de l’art théâtral aussi jubilatoire que terrible. LE FIGARO Magnifique. Julie-Marie Parmentier est miraculeuse. FIGAROSCOPE...

LE SOUPER (Daniel Mesguish, William Mesguish) au Poche Montparnasse

DE JEAN-CLAUDE BRISVILLE MISE EN SCÈNE DANIEL ET WILLIAM MESGUICH Après la défaite de Waterloo et l’exil de Napoléon, Wellington et les troupes coalisées sont dans Paris. La révolte gronde. Qui va gouverner le pays ? Le 6 juillet 1815 au soir, les « faiseurs de rois » Fouché et Talleyrand se retrouvent lors d’un souper pour décider du régime à donner à la France. Si le premier souhaite une république, le second envisage le retour des Bourbons. Aucun des deux ne peut agir sans l’autre. Commence alors une négociation entre deux hommes puissants qui se détestent mais que les circonstances historiques condamnent à s’entendre. Aujourd’hui, comme ils l’ont fait avec bonheur pour L’Entretien de Mr Descartes avec Pascal le jeune, c’est encore avec William Mesguich que Daniel Mesguich s’apprête à jouer Le Souper, lui-même dans le rôle de Talleyrand et William dans celui de Fouché. Outre le bonheur des répliques, l’écriture serrée de Jean-Claude Brisville, qui est une manière de triomphe de la langue française, c’est à l’axe politique qu’il s’agit aujourd’hui de faire prendre de singulières résonances : il va falloir aux deux hommes créer de toutes pièces, et dans un temps record (le peuple gronde aux fenêtres et ne leur laisse, disent-il, que deux heures), rien moins qu’un gouvernement pour la France. République et Monarchie s’opposent ici sans merci dans un bain de fourbe diplomatie, spirituelle et cynique, qui est peut-être à l’aube de toute...

UNE CHAMBRE A ROME (au Théâtre Romain Rolland de Villejuif) de, par, avec Sarah Capony

et avec aussi Quentin Baillot, Erwan Daouphars, Marie Denarnaud, Pauline Moulène, Anthony Paliotti BA et intégrale 2 caméras Avec sa première création, Femme de chambre, Sarah Capony remporte les Prix du Jury et du Public du Théâtre 13 et le Prix de la Révélation féminine du Palmarès du théâtre. Dans ce second spectacle, elle questionne la place du rêve dans nos existences. À travers différentes variations de couples, elle fait valser des séquences de vies emmêlées, où tristesse et joie se côtoient. Ses personnages luttent contre la morosité du monde en colorant leurs vies. Léonard, Jeanne et Samuel sont acteurs, ils jouent dans une comédie italienne gorgée de soleil et d’insouciance. Sur scène, ils sont invincibles et charmeurs. En loge, ils guettent, inquiets, les trop rares spectateurs. Véronika, la compagne de Léonard, accueille les chômeurs dans un improbable comptoir Pôle emploi. Chaque jour, elle se travestit en personnage de film et invite son mari à la rejoindre dans sa “comédie d’un jour”. Angèle est serveuse dans le bar en face du théâtre. En quête d’ailleurs, elle écoute Léonard, les yeux brillants. La pièce de Sarah Capony est comme un film en couleur, libre et léger. Écrit par une actrice pour des acteurs, le texte est interprété avec une finesse et une sincérité rares. Un monde sensible se déploie sous nos yeux. Ici, l’échec est drôle et le désespoir joyeux. L’émotion nous emporte au plus profond des...

OH-LA-LA OUI OUI (Théâtre de l’Athénée)

Le swing des Années Folles Deux chanteurs et un trio jazz Avec Emmanuelle Goizé, Gilles Bugeaud contrebasse Laurent Delaveau guitare Gilles Parodi violon Laurent Zeller Mise en scène Stéphan Druet Chorégraphies Sebastiàn Galeota – Lumières Anne Coudret durée : 1h20 sans entracte Un spectacle de la Compagnie Quand on est trois créé au théâtre du Marais puis présenté à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet https://vimeo.com/193246893 Partenaires à la scène au sein de la troupe des Brigands, EMMANUELLE GOIZE et GILLES BUGEAUD ont interprété de nombreux ouvrages des Années Folles. Avec le trio LES KOSTARDS, ils décident de revisiter ce répertoire surprenant, fait de chansons, revues, extraits de comédies musicales et opérettes. Répertoire jubilatoire : celui de la chanson de l’entre-deux-guerres. OH-LA-LA OUI OUI c’est la rencontre originale d’un trio de jazz et de deux chanteurs lyriques. Rencontre originale mais pas inopportune car le swing est né dans les années 30 qui ont vu l’apogée de Django Reinhardt et l’invention du style manouche. Autour des figures de Mistinguett, Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Stéphane Grappelli ou Django Reinhardt, ce quintette atypique nous offre une lecture actuelle des trésors du swing qui dynamitèrent les scènes parisiennes. La joie de vivre est dans chaque note, dans chaque phrase. C’est une musique qui se rit des conventions, une musique de rythmes, faite pour le corps, pour la danse. Accompagnés du metteur en scène STEPHAN DRUET et d’un chorégraphe, ces cinq artistes présentent un tour de chant tour à tour sentimental, coquin, insouciant, bucolique, électrique, plein d’humour, jamais banal ni grossier, complétement fou à l’image de ces folles années durant lesquels Paris dansa sur un...